Les Causes de la Variation Périodique de la Production
de Crevettes au Honduras
D.R. Teichert-Coddington, Department of Fisheries and Allied Aquacultures, and Alabama Agricultural Experiment Station, Auburn University, AL 38649 USA
R. Rodriguez, Granjas Marinas de San Bernardo, S.A., Choluteca, Honduras
W. Toyofuku, Aquacultivos de Honduras, S.A., Choluteca, Honduras
1 November 1994, CRSP Research Report 94-66
Abstract En se basant sur la date d'ensemencement comme période de référence, on a évalué
les relations entre la densité d'ensemencement,
la récolte et les variables écologiques de
deux fermes de production commerciale des crevettes au Honduras. On a analysé
les données des cycles consécutives de
production durant la période de 1986 à 1991 pour la
Ferme A et de 1988 à 1991 pour la Ferme B. Les
étangs ensemencés de mars à juin ont donné de
bons rendements tandis que les rendements des étangs ensemencés de novembre à
février étaient médiocres. L'analyse de régression
par étapes a révélé que le taux de survie, la
densité d'ensemencement, la salinité, et la
température étaient responsables de 88% de la
variation totale du rendement en crevettes. Les
variables écologiques seules ne représentaient
qu'un tiers de la variation totale. On a appliqué
la même analyse aux moyennes mensuelles en donnant de l'importance à la variation
en fonction du temps mais en négligeant la variabilité entre les étangs. Les
résultats obtenus ont révélé que la température (75 à
85%) et le pourcentage de Penaeus vannamei
en élevage étaient responsables de 88% de
la variation totale. Les effets de la salinité
étaient négligeables. Une grande partie de la
variation des rendements en crevettes d'une ferme donnée était due à des facteurs
non-écologiques tandis que la variation cyclique au
cours d'une année-calendrier était
principalement due à la température et au pourcentage
de Penaeus vannamei cultivées. Nul ne
peut contrôler le climat, mais le gestionnaire
d'une ferme peut prendre les prévisions
climatiques en considération.
This abstract was excerpted from the original paper, which was published
in World Aquaculture 25:57-61, March 1994.
Elaboration d'un Modèle à Taux de Croissance
Variable Utilisable en Aquaculture et Basée sur une Modification
de l'Equation de von Bertalanffy
R.R. Springborn and A.L. Jensen, School of Natural Resources, University of Michigan, Ann Arbor, Michigan, USA
W.Y.B. Chang, Division of International Programs, National Science Foundation, Washington, DC, USA, and, Center for Great Lakes and Aquatic Sciences, The University of Michigan, Ann Arbor, Michigan, USA
1 December 1994, CRSP Research Report 94-67
Abstract Dans les essais aquacoles de courte
durée (quelques mois seulement), les
poissons peuvent atteindre leur taille asymptotique
et leurs taux de croissance peuvent varier considérablement. L'un des objectifs de
l'aquaculture est de maximiser le revenu, et on a
besoin d'un modèle de croissance établissant les
relations entre le taux de croissance et la
consommation alimentaire ainsi que d'autres
coûts afin de déterminer la durée optimale des
cycles de croissance. L'équation de von
Bertalanffy est un modèle de croissance asymptotique
qui peut être utilisé à cet effet. On a développé
un modèle à taux de croissance variable
permettant de décrire les variations de
croissance observées dans les expériences en
aquaculture. Ce modèle de croissance donne de
meilleures estimations de l'équation de von
Bertalanffy appliquée en aquaculture et peut être
efficace dans l'évaluation de la production piscicole
au cours des cycles de production.
This abstract was excerpted from the original paper, which was published
in Aquaculture and Fisheries Management 25:259-267, 1994.
Effet du Tilapia du Nil (Oreochromis
niloticus) sur l'Ecosystème des Etangs Aquacoles et son
Importance dans l'Hypothèse des Niveaux Trophiques en Cascade
James S. Diana, Daniel J. Dettweiler, School of Natural Resources and , Center for Great Lakes and Aquatic Sciences, University of Michigan, Ann Arbor, Michigan 48109-1115, USA
C. Kwei Lin, Asian Institute of Technology, G.P.O. Box 2754, Bangkok 10501, Thailand
1 December 1994, CRSP Research Report 94-68
Abstract Selon l'hypothèse des niveaux trophiques
en cascade, une augmentation de la biomasse de poissons entraîne une baisse des proies, ce
qui se transmet en cascade pour régler les
niveaux trophiques inférieurs par modification
des besoins alimentaires. On a évalué cette
hypothèse en ensemençant le tilapia du
Nil (Oreochromis niloticus) à des densités de 0, 1,
2 ou de 3 poissons/m3 en trois répétitions
dans des étangs de 220 m3 situés près de Bangkok
en Thaïlande. On a fertilisé tous les étangs
avec du fumier de poules à raison de 500
kg· ha-1· sem-1 (sic). Les teneurs en phosphore, en azote et
en chlorophylle a, la productivité
primaire, l'abondance du zooplancton et le
rendement en poissons ont été mesurés dans tous
les étangs. L'augmentation du taux
d'empoissonnement a entraîné une baisse de la
croissance chez les poissons adultes mais les
rendements en poissons des trois taux
d'empoissonnement étaient semblables. Contrairement aux
prévisions de l'hypothèse des niveaux
trophiques en cascade, les courbes de régression
établissant le rapport entre l'abondance observée
à un niveau trophique donné et celle au
niveau trophique immédiatement supérieur
étaient soit positives, soit non significatives. Par
rapport aux trois autres traitements, on a
observé que le zooplancton est devenu nettement
plus dense en fonction du temps dans les
étangs sans poissons, mais aucun des autres
niveaux trophiques n'a varié selon les traitements.
Ces résultats montrent que la présence de
poissons a un effet significatif sur le zooplancton
dans les étangs, mais que la biomasse des
poissons ou l'abondance du zooplancton n'a pas
significativement affecté les autres
niveaux trophiques.
This abstract was excerpted from the original paper, which was published
in Canadian Journal of Fisheries and Aquatic Sciences48:183-190, 1991.
Effets de la Fumure à l'Urée, de l'Aération et de
l'Asséchement sur les Teneurs en Carbone Total des Sols
Mohammad Ayub, Claude E. Boyd, and David Teichert-Coddington, Department of Fisheries and Allied Aquacultures, Alabama Agricultural Experiment Station, Auburn University, Alabama 36849, USA
1 December 1994, CRSP Research Report 94-69
Abstract Par rapport aux étangs témoins, les
étangs aérés n'ont pas accumulé autant de
carbone dans les sols du fond. L'application de
l'urée dans les étangs fertilisés avec de la
fumure organique n'a pas augmenté la vitesse de
perte du carbone dans les sols du fond des
étangs. Les couches superficielles du sol du fond
ont perdu une quantité importante de
carbone après le drainage des étangs au moment de
la récolte. Par ailleurs, la décomposition
du carbone du sol a continué pendant les
5 semaines d'assèchement qui séparent
deux cycles consécutifs de production. Au sein
d'un même étang, la variation de la teneur
en carbone du sol était élevée; une
méthode permettant de faire un choix judicieux
du nombre de répétitions et de la taille
des échantillons dans les essais sur les
variations de la teneur en carbone du sol du fond
des étangs est présentée.
This abstract was excerpted from the original paper, which was published
in The Progressive Fish-Culturist 55:210-213, 1993.
Respiration du Sol du Fond de l'Etang pendant les
Périodes d'Elevage et de Repos des Etangs Piscicoles
Tropicaux Fortement Fumés
Claude E. Boyd, and David Teichert-Coddington , Department of Fisheries and Allied Aquacultures, Alabama Agricultural Experiment Station, Auburn University, Alabama 36849 USA
1 December 1994, CRSP Research Report 94-70
Abstract La respiration du benthos de deux étangs piscicoles de Comayagua au Honduras
était inférieure à 1 g
CO2/m2 par jour pendant les cycles d'élevage. A la récolte des poissons,
les étangs furent drainés et les sols du fond
furent exposés à l'air, ce qui a conduit à des taux
de respiration du sol aussi élevés que 10 g
CO2/m2 par jour. Les taux élevés de respiration
par suite de la suppression des conditions de saturation ont baissé tant que la matière
organique labile était consommée et que
l'humidité du sol diminuait. Les études de laboratoire
ont révélé qu'un degré d'humidité proche de
l'état saturé permet une plus grande respiration
du sol tandis que l'assèchement ou la
saturation complète des sols entraînent une baisse
considérable de la respiration. Bien que les taux
de respiration du sol étaient beaucoup plus
élevés pendant la période de repos plutôt qu'au
cours de la période d'élevage, une plus grande
quantité de matière organique s'est
décomposée pendant la période d'élevage parce
qu'elle était beaucoup plus longue (5 mois) que
celle de repos (2 semaines).
This abstract was excerpted from the original paper, which was published
in Journal of the World Aquaculture Society 25:417-423, 1994.
|