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CRSP Research Reports 90-26 to 91-30
PD/A CRSP Research Reports 90-26 to 91-30
(French Version)

Substitution de la litière de poules aux aliments dans l'elevage commercial des crevettes pénaeides au Honduras

D.R. Teichert-Coddington and B.W. Green, Department of Fisheries and Allied Aquacultures, Auburn University, AL 36849-5419, USA

N. Matamoros, Granjas Marinas San Bernardo S.A., Apdo. Postal 184, Choluteca, Honduras

R. Rodriguez, Secretaria de Recursos Naturales, Direccion Agricola Regional del Sur, Choluteca, Honduras

3 May 1990, CRSP Research Report 90-26

Abstract Le but de cette recherche était de déterminer les effets du remplacement de la nourriture habituelle donnée aux crevettes au cours des quatre à huit premières semaines de croissance par du fumier de poules. Les aspects économiques de la production des crevettes ont été également considérés. Quatre traitements furent attribués au hasard parmi 12 étangs (2,2-3,0 ha) construits à Granjas Marinas, San Bernardo, S.A., San Bernardo, Choluteca, Honduras. Les étangs furent ensemencés le 7 Septembre 1988 avec des jeunes crevettes (poids moyen de 0,8 g) à une densité de 5 crevettes/m2. On a testé les traitements suivants: 1) (STANDARD): le traitement normalement utilisé à Granjas Marinas San Bernardo, qui consiste en une application de fumier de poules et une distribution d'aliments pendant les huit premières semaines, 2) (ALIMENTATION): nourriture seule, 3) (4SEMAINES): fumier de poules seul pendant les quatre premières semaines, suivi d'une distribution d'aliments, 4) (8SEMAINES): fumier de poules seul pendant les huit premières semaines, suivi d'une distribution d'aliments. Après 90 jours d'élevage, on n'a observé aucune augmentation de la production suite à l'utilisation du fumier de poules à faibles doses (60 kg de particules solides totales/ha/semaine) pendant les huit premières semaines d'alimentation. On a aussi trouvé qu'il n'est pas économique de remplacer l'alimentation par une fertilisation avec de faibles quantités de fumier de poules, particulièrement après les deux ou trois premières semaines d'élevage. Le poids moyen des crevettes provenant des traitements ALIMENTATION (14,4) et STANDARD (14,1) était significativement plus élevé que celui des traitements 4SEMAINES (12,2) et 8SEMAINES (12,1). La production moyenne des crevettes des traitements STANDARD et ALIMENTATION était 7 à 41% plus élevée (respectivement % et 518 kg/ha) que celles des traitements 4SEMAINES (476 kg/ha) et 8SEMAINES (368 kg/ha). Cependant, il n'y avait pas de différence significative entre les traitements à cause d'une grande variation due aux taux de survie observés (P < 0,01). Les coûts totaux de l'ALIMENTATION et du traitement STANDARD étaient significativement plus élevés que ceux des traitements 4 et 8 SEMAINES suite à une plus grande utilisation de la nourriture par les crevettes soumises aux premiers traitements. Par suite d'une meilleure production et de meilleurs prix donnés aux grosses crevettes provenant des traitements ALIMENTATION et STANDARD, les gains calculés de ces deux traitements (respectivement L.3085/ha et L.3026/ha) étaient 2758% plus élevés que ceux des traitements 4 et 8 SEMAINES (respectivement L.2389/ha, et 1947/ha). On estime qu'il est possible d'augmenter considérablement ces gains en substituant l'alimentation par un taux d'application plus élevé du fumier de poules (250 kg/ha/semaine) pendant les quatre à huit premières semaines d'élevage.

This Abstract was reprinted from the original, which was published in Agronomia Mesoamericana, 1:73-78(1990).


Etude de la faisabilité des méthodes de production à grande echelle des jeunes Tilapia nilotica mâles par inversion hormonale du sexe au Honduras

B.W. Green, Department of Fisheries and Allied Aquacultures, Auburn University, AL 36849-5419, USA

L.A. Lopez, Estacion Experimental Acuicola El Carao, Recursos Naturales Renovables, Comayagua, Honduras

3 May 1990, CRSP Research Report 90-27

Abstract La demande de jeunes Tilapia nilotica mâles pour ensemencer les étangs de reproduction a considérablement augmenté durant ces cinq dernières années. De nouvelles techniques de production s'avèrent nécessaires afin d'assurer une satisfaction des demandes actuelles et futures de jeunes poissons. L'une de ces techniques est l'inversion hormonale du sexe des jeunes Tilapia nilotica par ingestion d'une hormone mâle de synthèse (17 améthyl testostérone) durant une période de 28 jours correspondant à la phase qui suit immédiatement l'éclosion des oeufs et qui précède la différentiation du tissu reproducteur. La présente étude a été menée de Janvier à Novembre 1988 à la station expérimentale "Acuicola El Carao" de Comayagua au Honduras dans le but de déterminer la faisabilité d'une production massive de jeunes Tilapia nilotica mâles grâce à l'inversion hormonale du sexe. La technique exigeait la disponibilité de jeunes poissons de moins de 13 mm dans les étangs de reproduction (0,050,1 ha) où on avait stocké des Tilapia nilotica adultes (2 femelles:1 mâle). Les étangs furent ensuite draînés 18 à 20 jours après la mise en charge, puis les reproducteurs furent transférés dans des bacs de triage en béton. Entretemps, on récoltait à la main les jeunes poissons attrapés à l'aide d'un filet à mailles de 1,6 mm de longueur. Le cycle complet de production des jeunes poissons a duré environ 23 jours. Le nombre moyen des jeunes poissons récoltés a varié entre 66.500 et 99.500. Après un passage à travers un filet de triage à mailles de 3,2 mm, les poissons furent ensemencés dans des "hapas" (filets en fils métalliques à mailles de 1,6 mm dont les dimensions sont 2 m x 2,5 m x 1 m ou 1 m x 2 m x 1 m et où la profondeur moyenne de l'eau est de 60 cm) à une densité de 4.400/m2. L'hormone fut incorporée dans la nourriture (23% de protéines) réduite en farine à une dose de 60 mg kg-1 . La nourriture fut distribuée quatre fois par jour, sept jours par semaine. Ce traitement a duré 28 jours. La longévité moyenne du traitement hormonal s'élevait à 87,6%. Les poissons traités furent ensemencés dans des étangs de prégrossissement (0,2 ha) pour leur permettre de grandir davantage (102.500 ha-1). Au total, 1.935.000 poissons furent récoltés dans les étangs de reproduction et 350.000 d'entre eux furent rejetés parce qu'ils étaient trop gros. Parmi les 1.585.000 poissons restants, 1.313.500 furent traités à l'hormone. Enfin, 1.189.600 poissons ont terminé le cycle complet du traitement. Le taux moyen de survie des 661.700 poissons mis en charge dans les étangs de prégrossissement s'élevait à 81,6%. La production totale jusqu'en novembre 1988 s'élevait à 399.000 poissons (18g) dont 97% étaient mâles. Le coût de ce traitement des poissons (0,15 g chacun) s'élevait à L 9,12/1000. Les résultats de cette étude montrent que la présente technologie est faisable non seulement à la station expérimentale de Comayagua, mais serait également applicable au niveau des pêcheries qualifiées.

This Abstract was reprinted from the original, which was published in Agronomia Mesoamericana, 1:21-25(1990).


La pisciculture des tilapias dans les etangs au Rwanda, un pays d'Afrique equatoriale de haute altitude

B.J. Hanson, Rwanda Pond Dynamics/Aquaculture CRSP (Collaborative Research Support Program), Department of Fisheries and Wildlife, Oregon State University, Corvallis, Oregon 97331 USA

J.F. Moehl, Jr., K.L. Veverica, Rwanda Fish Culture Project, International Center for Aquaculture, Auburn University, Alabama 36849 USA

F. Rwangano, M. Van Speybroek, Faculté d'Agronomie, Universitié Nationale du Rwanda, BP 117, Butare, Rwanda

16 October 1990, CRSP Research Report 90-28

Abstract L'élevage des tilapias au Rwanda est pratiquée dans des étangs à une altitude de 1.300 m à 2.500 m. Les températures de l'air et de l'eau sont inférieures à celles des autres pays tropicaux où la pisciculture des tilapias est communément pratiquée. Ces conditions exigent une attention particulière aux méthodes d'aménagement de l'eau nécessaires à un bon élevage des tilapias. Au Rwanda, les résultats des expériences ainsi que les données des productions piscicoles en milieu rural révèlent qu'Oreochromis niloticus est plus productif que Tilapia rendalli et O. macrochir.

Les caractères reproductifs d'O. niloticus diffèrent bien de ceux observés ailleurs: les poissons ont une reproduction tardive (la première fraie survient à un âge plus avancé), l'intervalle de temps entre la mise en charge des géniteurs et la reprise de la reproduction est plus long, et le nombre d'alevins produits par unité de surface est moins élevé. La productivité naturelle des étangs locaux variait entre 40 et 210 kg/ha/an et la productivité nette des étangs mal gérés mais recevant quelques intrants était généralement inférieure à 500 kg/ha/an. Cependant, dans des étangs bien gérés, O. niloticus peut atteindre un taux moyen de croissance de 1,0 g/jour et une productivité nette de 3.000 kg/ha/an.

This paper originally appeared in The Second International Symposium on Tilapia in Aquaculture, pp. 553-559. R.S.V.Pullin, T. bhukaswan, K. Tonguthai, and J.L. MacLean (eds) 1988. ICLARM Conference Proceedings 15, Department of Fisheries, Bangkok, Thailand, and International Center for Living Awuatic Resources Management, Manila, Philippines.


Méthodes de production d'oeufs et d'alevins de Clarias batrachus (Linnaeus) dans une ecloserie

Christopher F. Knud-Hansen, Ted R. Batterson, Clarence D. McNabb, Department of Fisheries and Wildlife, Michigan State University, East Lansing, MI 48824, USA

Yani Hadiroseyani, Darnas Dana and H. Muhammed Eidman, Insitut Pertanian Bogor, Facultas Perikanen, Jalan Raya Pajajaran, Bogor (Indonesia)

10 November 1990, CRSP Research Report 90-29

Abstract On a examiné l'éclosion des oeufs ainsi que la croissance et la survie des alevins du poisson-chat Clarias batrachus (Linnaeus) dans une écloserie à l'Ouest de Java en Indonésie. La ponte fut induite dans les conditions naturelles d'un étang spécialement aménagé pour la reproduction. La frayère des femelles en état de ponte était constituée de nids à kakaban, une natte de fibres de palmiers locaux (Arenga sp.) qui facilite le ramassage des oeufs. Dès l'éclosion jusqu'au 8ème jour, les jeunes alevins étaient nourris de larves (nauplii) d'Artemia, puis d'un mélange d'Artemia et de cladocères dès l'âge de 9 à 16 jours, et uniquement de cladocères à partir du 17ème jour jusqu'au 23ème jour. Dans ces conditions d'alimentation, on a obtenu un taux de survie des alevins supérieur à 90%. Les autres aliments essayés (rotifères, cladocères, farine de poissons, et filet de tilapia du Nil moulu) n'ont pas donné de bons résultats dans l'alimentation des alevins pendant les 16 premiers jours d'élevage. Deux groupes d'alevins, ceux élevés dans les aquaria de l'écloserie pendant les 16 premiers jours après l'éclosion et ceux élevés pendant les 23 premiers jours, ont été transférés dans les étangs d'alevinage, puis récoltés à l'âge de 58 jours. A la récolte, on n'a observé aucune différence significative entre les longueurs moyennes, les poids moyens ou les taux de survie (%) des alevins des deux groupes. Des méthodes appropriées de production d'alevins et de jeunes C. batrachus sont présentées.

This paper was published in Aquaculture, 89(1990)9-19.


Rendement et valeur economique de l'elevage du tilapia soumis à différents niveaux de fumure organique et diverses conditions saisonnières dans deux pays d'Amérique Centrale

Bartholomew W. Green, David R. Teichert-Coddington, and Ronald P. Phelps, Department of Fisheries and Allies Aquacultures, and Alabama Agricultural Experiment Station, Auburn University, Auburn, AL 36849-5419, USA

24 January 1991, CRSP Research Report 91-30

Abstract Des essais complètement randomisés ont été menés au Honduras et au Panama pour examiner le rendement du tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) soumis à des applications hebdomadaires de la litière de poules à raison de 125, 250, 500, ou 1000 kg de particules solides totales (PST)/ha. On a ensemencé des étangs en terre d'une superficie de 0,1-ha au Honduras et 0,087 ha au Panama avec O. niloticus à une densité de 10.000 poissons/ha. Les essais, d'une durée approximative de 150 jours chacun, ont été menés en saison de pluies et en saison sèche. On a établi un bilan financier d'entreprise pour chaque niveau de fertilisation utilisé dans chaque pays.

Dans les deux pays, le rendement brut des tilapias (y) a considérablement augmenté en fonction des applications de la litière de poules (x), et était décrit par le modèle y = 797,3 + 2,945x - 0,001x2 (r2 = 0,775; n = 48). Les rendements bruts après 147 jours d'élevage en saison de pluies ont varié entre 827-2729 kg/ha, tandis qu'ils ont varié entre 1145-2984 kg/ha après 150 jours d'élevage en saison sèche. La fertilisation avec de la litière de poules à raison de 1000 kg de PST/ha semaine-1 a permis d'atteindre les meilleurs rendements bruts de tilapia dans les deux pays. Au Honduras, les rendements bruts moyens de tilapias en saison pluvieuse (1761 kg/ha en 152 jours) et en saison sèche (1705 kg/ha en 150 jours) (P = 0,05) étaient semblables. Au Panama, le rendement brut moyen des tilapias en saison sèche (2071 kg/ha en 149 jours) était significativement plus élevé (P < 0,05) que le rendement brut moyen obtenu en saison de pluies (1683 kg/ha en 141 jours). Les conditions climatiques de la saison pluvieuse ont probablement influencé les faibles rendements en poissons au Panama. Le rendement brut moyen obtenu au site plus froid et sec de Honduras (1733 kg/ha en 151 jours) qui est une vallée de montagnes située à 580 m audessus du niveau de la mer était comparable (P = 0,05) au rendement brut moyen obtenu au site panaméen (1855 kg/ha en 145 jours), un plateau côtier situé à 100 m audessus du niveau de la mer. Dans les deux pays, les rendements bruts moyens étaient les mêmes pour tous les niveaux de fertilisation excepté le traitement le plus élevé dont le rendement moyen était significativement plus élevé au Panama. Cette différence était due à des facteurs spécifiques aux sites plutôt qu'à l'apport même d'éléments nutritifs.

L'emploi de la litière de poules comme engrais organique était rentable aussi bien au Panama qu'au Honduras. Les revenus nets au terrain, à la main-d'oeuvre et à la gestion pendant les 5,5 mois de cycle de production ont varié de $642 à $1724/ha (Honduras) ou de ­$237 à $313/ha (Panama); ces valeurs augmentaient du niveau de fertilisation le plus faible au niveau le plus élevé. Le plus grand profit calculé pour chacun des deux pays correspond à l'application de 1000 kg de PST de la litière de poules/ha semaine-1.

This abstract was reprinted from the original, which was published in Aquaculture, 90(1990)279-290.


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