Etude des caractères biologiques de
Macrobrachium rosenbergii (de Man) en rapport avec sa
production dans les etangs et sa vente en Thaïlande
C. Kwei Lin, Agricultural and Food Engineering Division, Asian Institute
of Technology, P.O. Box 2754, Bangkok, Thailand; Great Lakes Research Division,
The University of Michigan, Ann Arbor, Michigan 48109, USA
Mali Boonyaratpalin, National Inland Fisheries Institute, Bangkhen, Bangkok,
Thailand
14 February 1989, CRSP Research Report 89-16
Abstract En collaboration avec une ferme de taille moyenne chargée de l'élevage commercial
des crevettes au centre de la Thaïlande, nous
avons recueilli des données de production et vente
de la crevette géante d'eau douce pendant 7
mois d'élevage. Des jeunes crevettes d'un
poids moyen de 4,2 g étaient ensemencées dans
des étangs en terre d'une superficie de 0,5 ha.
Le taux moyen de croissance calculé pour les
trois premiers mois d'élevage était 0,4
g/crevette/jour; les crevettes de taille vendable
étaient sélectivement récoltées pendant les
quatre mois suivants. Le rendement cumulatif total s'élevait à 1,3 tonnes/ha, avec un
poids individuel moyen de 32 g et un taux de
survie de 60 %. A la récolte, les crevettes
étaient normalement groupées par catégories selon
le sexe et la taille puisque leurs prix de vente diffèrent selon ces deux facteurs. Ces
catégories sont: mâles de grande, moyenne,
ou petite taille; mâles à longues pinces, à
carapaces molles; femelles avec des oeufs,
femelles sans oeufs; et mâles terminaux. Les
données du poids et du nombre de crevettes
dans chacune de ces catégories ont montré que
la proportion relative des sexes
(femelles:mâles) était 1,6:1 selon le poids et 4:1 selon le
nombre, tandis que la proportion relative entre
les mâles à courtes pinces et ceux à longues
pinces était 3:1 selon le poids et 4:1 selon le
nombre. Quatre pourcent de la population vendable tombaient dans la catégorie "à capaces
molles" et 64% des femelles avaient des oeufs.
Le rapport entre le poids de la tête et celui de
la queue des crevettes vendables variait
considérablement entre les différentes catégories:
1,0:1 pour les femelles, 2,5:1 pour les mâles à
longues pinces, et 1,6:1 pour les mâles à
courtes pinces. Il y avait une prépondérance
de femelles dans la première et deuxième récolte d'une durée de 1,5 mois tandis que les
mâles ont dominé les derniers 1,5 mois de récolte.
Le rendement économique de l'élevage de
crevettes dépend non seulement de la
biomasse, mais aussi de la structure de la population
des divers groupes biologiques ainsi que de la période de récolte.
This paper was published in Aquaculture, 74:205-215(1988).
Mesures des déficits d'oxygène dans l'hypolimnion
des etangs
W.Y.B. Chang, Center for Great Lakes and Aquatic Sciences, University
of Michigan, Ann Arbor, Michigan 48109, USA
3 August 1989, CRSP Research Report 89-17
Abstract Les étangs tropicaux peu profonds du delta
de la rivière Pearl en Chine qui sont utilisés
dans la pisciculture intégrée stratifient
presque chaque jour, contiennent beaucoup de
matières organiques et produisent beaucoup
d'algues. L'épilimnion est supersaturé d'oxygène
tandis que la concentration de l'oxygène dissous
(DO) est inférieure à 2 mg/l dans l'hypolimnion
(> 1 m). La profondeur de compensation équivaut au double de la profondeur
du disque de Secchi variant de 50 à 80 cm.
De ce fait, la production nette d'oxygène
dans l'hypolimnion (> 1 m) est faible ou nulle.
Etant donné que le taux de consommation
de l'oxygène par les matières oxydables
est fonction de la concentration de
l'oxygène dissous dans l'eau, la faible teneur en
oxygène de l'hypolimnion entraîne une
oxidation incomplète des matières organiques telles
que les déchets organiques nonutilisés ainsi que
les cellules d'algues mortes. Ces matières constituent une source de déficits
d'oxygène dans l'hypolimnion (DOH) qui, en cas
de destratification spontanée, peuvent conduire
à une teneur minimale critique de l'OD dans tout l'étang. Cet article présente une
meilleure méthode de calcul des déficits d'oxygène
dans l'hypolimnion et les avantages de cette méthode sont discutées.
This paper was published in Aquaculture and Fisheries Management 1989, 20:167-172.
Les effets du taux d'echange d'eau et de la densité sur
le rendement du poisson-chat, Clarias fuscus
James S. Diana, School of Natural Resources and Center for Great Lakes
and Aquatic Sciences, University of Michigan, Ann Arbor, Michigan 48109,
USA
Arlo W. Fast, Mariculture Research and Training Center, Hawaii Institute
of Marine Biology, University of Hawaii, Kaneohe, Hawaii 96744, USA
28 September 1989, CRSP Research Report 89-18
Abstract Par comparaison à un faible taux
d'empoissonnement du poisson-chat (300
poissons/m3), des densités plus élevées (600
poissons/m3) ont entraîné un taux de mortalité
légèrement plus élevé, pas de différences de taux
de croissance, et un rendement nettement supérieur. Le débit de l'eau (10; 5; ou
2,5 renouvellements/jourun renouvellement correspond à un volume dilué
d'échange) n'eut aucun effet sur le taux de survie,
la croissance, ou le rendement. Les poissons d'un poids moyen initial de 5,4 g ont été
élevés pendant une période de 90 jours. La plupart
de la mortalité est survenue tôt durant le
cycle d'élevage quand les poissons avaient une
taille inférieure à 26 g. Au départ, la croissance
était élevée mais elle a diminué
progressivement avec le temps. Il n'y avait pas de différences
de concentrations en oxygène dissous entre
les bacs de densités d'empoissonnement
différentes, mais ces concentrations étaient
affectées par le débit de l'eau. Les paramètres de
la source d'eau, en particulier la Demande Biochimique d'Oxygène (DBO) à court
terme, ont fortement influencé la teneur en
oxygène dissous pour tous les débits de l'eau.
Les concentrations d'ammoniac augmentaient en fonction du taux d'empoissonnement
et diminuaient suite à une augmentation du
débit de l'eau. Le taux de mortalité total
dépendait fortement de la taille, et il y avait
une corrélation entre la mortalité des
petits poissons et la DBO à court terme.
This paper was published in Aquaculture, 78:267-276(1989).
Relations entre la production primaire et le rendement
du tilapia dans les etangs
James S. Diana and P.J. Schneeberger, Great Lakes Research Division and
School of Natural Resources, University of Michigan, Ann Arbor, Michigan
48109, USA
C. Kwei Lin, Division of Agricultural and Food Engineering, Asian Institute
of Technology, G.P.O. Box 2754, Bangkok 10501, Thailand
28 September 1989, CRSP Research Report 89-19
Abstract L'objectif de cette étude était de déterminer,
à l'aide de l'analyse de régression multiple,
les relations que existent entre les variables physicochimiques et la productivité primaire
ou le rendement en poissons.
En Thaïlande, on a ensemencé 812 étangs
(250 m2) avec Oreochromis
niloticus (2535 g) à une densité de 1
poisson/m3. Les essais ont duré approximativement 5 mois de la saison
humide de 1984 et de la saison sèche de 1985.
L'apport d'intrants dans les étangs a été effectué
selon trois modes différents de gestion: (1) faible
dose de fumure minérale (8 kg de
P2O5/ha/mois);
(2) apport important de fumier organique
(500 kg de fumier de poules/ha/semaine); et
(3) forte dose de fumure minérale (100 kg
de P2O5/ha/semaine et 30 kg
d'urée/ha/semaine). La température de l'eau et celle de l'air,
la radiation solaire, la pluviométrie,
l'oxygène dissous (OD), le phosphore total, les nitrates
et nitrites, l'ammoniac, la turbidité, la
chlorophylle a, la productivité primaire, ainsi que le poids et
le taux de survie des poissons étaient
régulièrement mesurés au cours de chaque
expérience. Ces données ont été analysées par régression.
Par rapport aux étangs traités avec une
faible dose d'engrais, ceux qui recevaient une
fumure élevée étaient caractérisés par une plus
grande teneur en éléments nutritifs dans l'eau, une
plus grande productivité primaire et une plus
grande production de poissons. Bien que les résultats
de l'analyse de régression multiple n'ont
révélé aucune relation entre la productivité primaire
et l'azote ou le phosphore, il semble que ces deux éléments constituent des facteurs limitants de
la productivité primaire. La disponibilité
des éléments nutritifs est plus probablement
fonction du taux de régénération plutôt que de
la concentration absolue.
Il y avait une forte corrélation entre le
rendement en poissons et la pluviométrie, la biomasse
des poissons, l'OD, la température de l'eau, et
la radiation solaire. La corrélation entre
le rendement net et la biomasse des poissons
était positive, ce qui indique qu'on n'avait pas
encore atteint la capacité maximale de ces étangs.
This paper was published in The Second International Symposium on Tilapia in Aquaculture p.1-6, 1988.
R.S.V. Pullin, T. Bhukaswan, L. Tonguthai,and J.L. MacLean (eds.) ICLARM Conference Proceedings 15, Department of Fisheries, Bangkok,
Thailand, and International Center for Living Aquatic Resources Management, Manilla, Phillippines.
Fixation biologique d'azote en tant que source de
fumure azotée dans les etangs piscicoles
C. Kwei Lin, Division of Agricultural and Food Engineering, Asian Institute
of Technology, G.P.O. Box 2754, Bangkok 10501, Thailand
V. Tansakul, Great Lakes Research Division and School of Natural Resources,
The University of Michigan, Ann Arbor, Michigan 48109, USA
C. Apinhapath, Soil Science Division, Royal Thai Department of Agriculture,
Bangkok, Thailand
9 November 1989, CRSP Research Report 89-20
Abstract On a utilisé la méthode de réduction
de l'acétylène afin de déterminer la
quantité potentielle d'azote produite par
fixation biologique naturelle de cet élément dans
l'eau des étangs fertilisés en Thaïlande. On
a examiné 12 étangs de grossissement du
tilapia pendant une période de 15 mois. En
moyenne, la fixation d'azote dans la colonne d'eau
variait de 105 µg d'azote/L/jour à des
teneurs minimes non mesurables; ceci peut
être comparé à 200 µg d'azote/L/jour apportés
par une fertilisation au fumier de poules à
raison de 500 kg/ha/semaine. On a estimé que
la fixation totale d'azote dans les étangs piscicoles pendant un cycle de 5 mois
de grossissement des poissons variait entre 8,8 et 85,7 kg N/ha. La fixation d'azote
avait principalement lieu durant la journée; elle
était inhibée par l'obscurité. Elle était nulle dans
les étangs où la concentration d'ammonium
dans l'eau était élevée. Les algues bleues
fixatrices d'azote communément présentes dans l'eau
de l'étang étaient Anabaena,
Cylindrospermum, et Nodularia.
This paper was published in The Second International Symposium on Tilapia in Aquaculturep.1-6, 1988.
R.S.V. Pullin, T. Bhukaswan, L. Tonguthai,and J.L. MacLean (eds.) ICLARM Conference Proceedings 15, Department of Fisheries, Bangkok,
Thailand, and International Center for Living Aquatic Resources Management, Manilla, Phillippines.
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